UN SITE BLINDÉ
DE BONNES IDÉES!

 
Vous êtes ici : Accueil > Les enfants > La pédophilie
LA PEDOPHILIE
Share |

En droit français, le mot pédophilie n’apparaît pas, la pédophilie, définie par l’Organisation Mondiale de la Santé comme une préférence sexuelle pour les enfants d’âge pré-pubère, ne caractérise pas une infraction, mais plutôt une déviance sexuelle.

Le législateur français (députés et sénateurs) estimant l’âge moyen de la puberté et l’âge dit « de consentement », à 15 ans, a fixé l’âge de la majorité sexuelle à 15 ans. Donc, à part quelques exceptions, les relations sexuelles librement et lucidement consenties par un(e) mineur de plus de quinze ans sont licites, légales.Ces quelques exceptions, tiennent :

- d’une part aux mineurs de plus de 15 ans psychologiquement fragiles et vulnérables, qui n’ont pas toute la lucidité pour consentir librement un rapport sexuel.

-d’autre part  aux majeurs qui ont une fonction d’autorité sur le mineur de plus de 15 ans, ascendants, enseignants, moniteurs, prêtres…toute personne dont la position dominante pourrait altérer le consentement. Dans ces deux éventualités la majorité sexuelle est  remontée à l’âge de la  majorité civile, 18 ans.

Ce que le sens commun et les médias appellent « actes de pédophilie » sont donc des abus sexuels commis à l’encontre de mineurs de moins de 15 ans, la loi pénale les définit ainsi :

Trois supposent un rapport physique :

  • L’atteinte sexuelle : il s’agit d’un rapport physique à caractère sexuel, consenti par la victime, mineur de moins de 15 ans. C’est un délit.
  • L’agression sexuelle : il s’agit d’un rapport à caractère sexuel, attouchements…, non consenti par la victime mineur de moins de 15 ans. C’est un délit.
  • Le viol : il s’agit d’une pénétration sexuelle, le fait que la victime soit un mineur de moins de 15 ans est une circonstance aggravante. C’est un crime aggravé.

Quatre  ne supposent aucun rapport physique :

  • Corruption de mineur : il s’agit d’exposer un mineur de moins de 18 ans à des représentations, vidéos, images…pornographiques, ou à des actes sexuels effectués volontairement devant lui. C’est un délit.
  • Diffusion d’images pornographiques représentant un mineur : il s’agit, en vue de sa diffusion, d’enregistrer ou de transmettre une ou des images pornographiques représentant un mineur de moins de 18 ans. C’est un délit.
  • Diffusion de messages ou d’images pornographiques susceptibles d’être vus par un mineur : il s’agit de fabriquer, de transporter, ou de diffuser un message à caractère pornographique susceptible d’être vu ou perçu par un mineur de moins de 18 ans. C‘est un délit.
  • Détention d’images pornographiques impliquant un mineur : Il ne s’agit pas d’un délit spécifiquement prévu par la loi, les juges utilisent la définition du recel, le fait de télécharger ou de conserver des images pornographiques impliquant des enfants est donc considéré comme un délit puni par la loi.

Prévention
Pour prévenir, il faut savoir que:
  • Les abus sexuels sont le plus souvent le fait d’une personne connue de la victime , souvent un proche parent.
  • Les statistiques montrent que les mineurs sont à 70% agressés sexuellement par des personnes qu’ils connaissent et à 30% par des inconnus.
  • Parmi ces 70% les ¾  sont des membres de la famille, les autres font partie des voisins, de l’encadrement sportif, pédagogique….
  • On estime qu’une fille sur huit et qu’un garçon sur dix sont victimes d’abus sexuels avant l’âge de 18 ans.
  • La grande majorité des abuseurs, 97%, sont des hommes.
 

Recommandations

Depuis la fin des années 1980 la société a pris conscience des dangers et traumatismes dus aux abus sexuels, le législation a été adaptée, renforcée, tant au niveau préventif que répressif, un numéro vert le – 119 – a été mis en place pour signaler les maltraitances d’enfants.

Des personnels ont été formés dans les services de police et de gendarmerie pour apprendre à recueillir avec discernement la parole de l’enfant.

 

LES CONSEILS DE MR SÉCURITÉ

Les enlèvements d’enfant par un « prédateur » sexuel sont extrêmement rares, la très grande majorité des abus sexuels sont commis par des proches, ne faites pas l’autruche, les affaires intra-familiale sont fréquentes et traumatisantes…Le silence ou le déni est la pire des attitudes, cette fausse solution permet à cette maltraitance de perdurer, il faut donc écouter, parler, reconnaître, condamner…Le cercle familial a tendance à se protéger, soit en enfouissant, c’est la loi du silence, soit en « lavant en famille »…

Si la famille ne veut pas, ne peut pas, dénoncer les faits à l’autorité judiciaire, le mineur, devenu majeur pourra toujours le faire. Les textes concernant la prescription des poursuites ont été adaptés afin que les plaintes dénonçant des abus sexuels soient recevables pendant les dix ans qui suivent la majorité civile de la victime (28 ans) pour les délits et pendant dix ans de plus pour les crimes, essentiellement les viols.

 

Les partenaires de Mr Sécurité

 
Actualités récentes
M6 Actu 29/06/2012 | Enfants : la baignade en toute sécurité
02/07/2012
M6bonus.fr | 3056 vus | 0 com.
Les brimades à l'école : s'attaquer au problème
19/07/2011
L'Observateur OCDE | 3069 vus | 0 com.
Dossier : Protégez votre enfant des accidents domestiques
28/06/2011
INPES SANTE | 2683 vus | 0 com.
Urgences et premiers soins en cas d'électrocution
28/06/2011
Naître Et Grandir | 2765 vus | 0 com.
Enfants et accidents de la circulation (APR)
23/06/2011
Preventionroutiere.Asso.fr | 2767 vus | 0 com.
Collégienne tuée à Florensac: L'adolescent de 14 ans risque 10 ans de prison
23/06/2011
20minutes.fr | 2614 vus | 0 com.
 

Articles associés

Votre enfant a-t-il déjà été victime de brimades à l'école?
Oui, au moins une fois
Oui, souvent
Non, jamais

 
© Copyright tous droits réservés MR SECURITE 2020

Contact | Mentions légales | Plan du site | Votre publicité sur ce site | Accès Rédacteurs | Réalisation : Danvin Création